CDM 2oo7 - AGUSTIN PICHOT

CDM 2oo7 - AGUSTIN PICHOT
L'ARGENTINE EXISTE

Opposée à la France pour le match d'ouverture de la Coupe du monde, l'Argentine se dit prête à relever le défi. Comme le confirme le capitaine des Pumas, AGUSTIN PICHOT.


AGUSTIN, DANS QUEL ETAT D'ESPRIT ETES VOUS QUELQUES HEURES AVANT LE COUP D'ENVOI DU MONDIAL ?
Marcelo (ndlr : Loffreda, l'entraîneur des Pumas) a choisi la meilleure équipe possible. Nous sommes prêts et avons très d'envie de jouer cette Coupe du monde. Je serai associé à Juan Martin Hernandez. Nous nous connaissons depuis longtemps. Nous avons joué longtemps ensemble au Stade Français. J'espère que nous saurons faire un gros match.

VOUS ATTENDEZ-VOUS A UN MATCH COMPLIQUES CONTRE LES BLEUS ?
C'est toujours compliqué de jouer contre la France. Qui plus est à domicile et dans le premier match de la Coupe du monde. Mais nous les connaissons très bien. C'est un rival très dur, une des meilleures équipes de l'hémisphère nord qui vient de faire quatre années exceptionnelles.

ON S'ATTENDS EGALEMENT A UN GROS COMBAT D'AVANTS . . .
Non, on va jouer au large (rires). La France a aussi un groupe d'avants très fort. On s'attend à vivre un affrontement très direct. C'est comme cela. C'est l'histoire des deux pays qui veut cela.

QUEL EST LE MATCH LE PLUS IMPORTANT. CELUI DE L'IRLANDE OU DE LA FRANCE ?
Les deux. Mais également contre la Géorgie et la Namibie. Nous ne sommes pas une équipe qui peut se permettre de choisir ses matchs. On doit jouer les quatre rencontres avec la même intensité. Notre objectif est la qualification.

VOUS AVEZ DEJA BATTU LES FRANCAIS A PLUSIEURS REPRISES. AVEZ-VOUS LA RECETTE ?
Nous avons battu l'équipe de France, mais pas cette équipe de France. C'est toujours différent. Surtout en Coupe du monde. Pour battre les Bleus nous devrons être à 100%.

QUI AURA LE PLUS DE PRESSION ?
Les Français car ils sont chez eux avec un stade acquis à leur cause.

L'ARGENTINE REUSSIT RAREMENT SES MATCHES D'OUVERTURES . . .
On va essayer de changer l'histoire. En 1999 et 2003, j'ai perdu contre le pays de Galles et l'Australie. Ça changera peut-être la troisième fois.

OU SE TROUVE L'ARGENTINE SUR L'ECHIQUIER MONDIAL ?
Tout le monde nous met en cinquième position. Mais pour moi, le plus important est que cette équipe existe et soit dans les huit meilleures nations du monde.

POUR BEAUCOUP DE JOUEURS, IL S'AGIT DE VOTRE DERNIERE COUPE DU MONDE. L'ABORDEZ-VOUS DIFFEREMMENT ?
C'est la fin de notre histoire car certains ont joué la Coupe du monde de 1999. Je pense que nous sommes arrivés à battre presque tout le monde. Aujourd'hui, l'Argentine existe et peut importe si nous jouons le Tri-Nations ou le Tournoi des VI Nations. Le plus important pour nous est d'être au point contre la France, une équipe très professionnelle. Si nous en sommes arrivés là, c'est un peu grâce aux Bleus.

EST-CE IMPORTANT DE TRES BIEN SE CONNAITRE ENTRE FRANCAIS ET ARGENTINS ?
On se connaît très bien. La surprise se fera sur des petits détails. C'est seulement sur des petites erreurs que se fera la différence. Ils ont dit nous craindre : c'est un respect de leur part. Le même que nous avons pour eux. Il y a également beaucoup d'amitié. J'ai parlé avec « Domi » samedi, j'ai échangé des SMS avec David (Skrela). C'est un match différent car nous jouerons contre des amis. C'est ça le rugby. L'amitié ne part jamais. Pour respecter son adversaire, nous devons jouer à 100%. J'espère que tout le monde sera dans cet état d'esprit.

# Posté le vendredi 07 septembre 2007 10:42

Modifié le samedi 08 septembre 2007 04:46

1er MATCH - FRANCE/ARGENTINE - 12/17

1er MATCH - FRANCE/ARGENTINE - 12/17
____________________________FRANCE_____________ARGENTINE
___________________________.___12_______.____________17

________________________.__4 PENALITES_____.__.___1 ESSAI
_________________________.__D.SKRELA___________._I.CORLETO

________________________________________.__._____4 PENALITES
____________________________________.___________.F.CONTEPOMI

ILS L'ONT FAIT !

Depuis qu'ils ont pris connaissance du calendrier du Mondial et de cette affiche France-Argentine au Stade de France, les Pumas y ont cru. Et ils ont eu raison. Avec pour eux un bilan très positif de quatre victoires en cinq rencontres, les Argentins avaient déjà démontré qu'ils avaient les clés pour embrouiller le jeu tricolore.

Pourtant, cette semaine encore, avec la cascade de blessés qui a affecté leur effectif, mais surtout les piètres matchs de préparation du mois d'août, ils étaient peu nombreux chez les bookmakers à oser mettre un billet sur PICHOT et les siens.

Ceux qui ont fait ce pari fou sont ce soir riches ! Et ils n'ont pas eu à attendre longtemps avant de savoir qu'ils allaient décrocher le jackpot. En effet, dès les hymnes, la grinta était bien du côté des Pumas. Les larmes de LEDESMA, le visage volontaire de PICHOT, la détermination générale de ces 22 joueurs... Tous les ingrédients y étaient pour réaliser l'exploit attendu et espéré.

Filous, à la limite du tolérable parfois - voire même souvent -, combatifs de tous les instants, les Argentins ont mené leur partie d'une main de maître, étouffant toute velléité venant du camp adverse. Donnant le tournis à ceux qui osaient se placer sous les chandelles de CONTEPOMI et HERNANDEZ.

MARCELO LOFFREDA, le manitou argentin, l'avait annoncé dès le mois d'août : ses joueurs ne montreraient pas tout lors des trois matchs de préparation, histoire d'en garder sous la pédale en vue du match face aux Français. Le constat s'impose : ils ont réussi à brouiller les pistes. Tant et si bien que tout le monde croyait finalement que les Argentins n'étaient tout simplement pas prêts.

La surprise du match d'ouverture n'en est que plus grande. La joie d'AGUSTIN PICHOT, guide des Argentins, considérable. Une image restera encore longtemps dans les esprits. Laquelle ? Pas celle de l'essai de CORLETO qui a crucifié les Français. Non. Celle d'un groupe solide et solidaire qui exultait à dix minutes de la fin quand l'arbitre M. Spreadbury leur accordait une pénalité. Cette image là, d'un PICHOT le nez haut et fier, les cheveux bien mis en arrière, un léger sourire de satisfaction sur les lèvres. La sérénité de celui qui voit la victoire arriver. La fierté d'être le capitaine d'une équipe d'Argentine qui pour la première fois de son histoire remporte un match d'ouverture de Mondial.

Ils ont rêvé de ce match depuis des mois, de cette victoire sur le XV de France aussi. Ils l'ont fait.

# Posté le samedi 08 septembre 2007 04:25

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 06:22

1er MATCH - FRANCE/ARGENTINE - AGUSTIN PICHOT

1er MATCH - FRANCE/ARGENTINE - AGUSTIN PICHOT
LES BLEUS ETAIENT PETRIFIES

Capitaine de l'Argentine, victorieuse de la France, AGUSTIN PICHOT ne masque pas sa joie et sa fierté après se succès de prestige.

QUE REPRESENTE CETTE EQUIPE POUR VOUS ?
Elle est très importante et pas seulement parce que c'est le match d'ouverture. Aujourd'hui, c'était beaucoup plus qu'une rencontre de rugby. L'Argentine a toujours été mise de côté avec seulement cinq ou six matchs par an. Ce n'est pas moi qui décide si l'Argentine doit intégrer le Tri-Nations ou le Six Nations mais on en rêve tous. Alors non, on n'est pas les plus physiques et on n'est jamais favoris mais on a la passion et la solidarité. On a aussi beaucoup de fierté et d'envie. Le message aujourd'hui est clair : on existe et on est fier d'être argentin.

VOTRE STRATEGIE S'EST AVEREE PAYANTE CONTRE LA FRANCE.
On a vu que les Français étaient comme pétrifiés avant le coup d'envoi. Nous, on a joué à 100%, sans pression. Par contre, on a réussit à laisser la France dans la sienne. De toute façon, on se connaît par coeur avec les Bleus. D'un côté, on est très content de battre la France mais c'est vrai aussi que, quelque part, elle nous a tout donné. La France a beaucoup fait pour le rugby argentin en faisant venir de nombreux joueurs. C'est pour ça que j'ai un respect énorme pour ce pays. Les joueurs argentins ont pu élever leur niveau de jeu grâce aux structures du rugby français.

EST-CE QUE VOUS ALLEZ ETRE CHAMPION DU MONDE ?
Champions du monde? T'es fou toi! Cette victoire ne change rien. On peut rêver, j'adore ça d'ailleurs mais la réalité est tout autre. Il faut penser à battre la Géorgie d'abord. D'ailleurs, on rejoue dans quatre jours et on est les seuls dans ce cas Après, contre l'Irlande, ça sera une autre histoire. On doit changer notre stratégie. Cette victoire contre la France ne signifie pas que tout est déjà joué même si on est vraiment très contents. Et ce n'est qu'un début

# Posté le samedi 08 septembre 2007 04:35

Modifié le samedi 08 septembre 2007 05:24

2e MATCH - ARGENTINE/GEORGIE

2e MATCH - ARGENTINE/GEORGIE
LISTE DES 22 ARGENTINS POUR LA GEORGIE:

LES TITULAIRES: CORLETO - BORGES - TIESI - F.CONTEPOMI(c) - MARTIN ARAMBURU - HERNANDEZ(o) - FERNANDEZ MIRANDA(m) - LEGUIZAMON - J.FERNANDEZ LOBBE - DURAND - ALBACETE - ALVAREZ KAIRELIS - GONZALES BONORINO - LEDESMA - AYERZA

LES REMPLACANTS: VERNET BASUALDO - HASAN - LOZADA - SCHUTERMAN - TODESCHINI - SENILLOSA - SERRA

L'ARGENTINE, qui a assommé la FRANCE et la Coupe du monde avec un succès mérité (17-12) en match d'ouverture, se trouve face à un autre obstacle, celui de ne pas céder au relâchement mardi soir à Lyon face à la GEORGIE, contre laquelle les Pumas comptent bien oublier d'être des Latins.

"Nous sommes des Latins, et Argentins en plus, ça fait beaucoup !, s'amuse ainsi l'arrière "NANI" CORLETO. On a tendance à croire que c'est facile et puis non, ça nous est déjà arrivé de nous casser les dents. On ne peut pas se payer le luxe de prendre ça par dessus la jambe, il faut être humbles."

"La réalité, c'est qu'il faut gagner contre la Géorgie. On se connaît, on peut battre la France et faire un mauvais match derrière", souligne le capitaine AGUSTIN PICHOT. "Il ne faut pas non plus que l'on se voit déjà au match contre l'Irlande", remarque aussi CORLETO.

Ne pas penser ni à l'avant (la France), ni à l'après (l'Irlande), c'est l'équation à résoudre pour les Pumas qui doivent essayer de s'en tenir au temps présent, celui de griffer des Géorgiens, avec un point de bonus offensif.

Avec un calendrier défavorable qui lui impose de rejouer quatre jours après son premier match, un triste sort ordinairement réservé aux "petites" nations et que des "grands" de ce monde seule l'ARGENTINE doit subir, la sélection sud-américaine a une marge de manoeuvre étroite. Derrière son mot d'ordre de circonstance - "Pas de triomphalisme" -, le sélectionneur MARCELO LOFFREDA a d'ailleurs fait du changement dans la continuité. A moins que ce soit l'inverse.

Le sélectionneur argentin a effectué sept changements dans le quinze de départ. Les deux piliers, RODRIGO RONCERO et MARTIN SCELZO, qui ont eu fort à faire contre la France, sont notamment laissés au repos. Ils sont remplacés par MARCOS AYERZA et SANTIAGO GONZALES BONORINO. Quant à AGUSTIN PICHOT, d'abord titularisé, il a été contraint de renoncer lundi soir en raison d'une petite contracture musculaire aux ischio-jambiers de la jambe droite. Le demi de mêlée - qui souffrait déjà contre la France et qui ne veut prendre aucun risque cette fois-ci - sera de retour pour le prochain match des Pumas. En attendant, c'est NICOLAS FERNADEZ MIRANDA qui remplacera le futur joueur du Racing en tant que n°9, FELIPE CONTEPOMI héritant du brassard de capitaine.

# Posté le mardi 11 septembre 2007 03:53

Modifié le mardi 11 septembre 2007 04:13

2e MATCH - ARGENTINE/GEORGIE - 33/3

2e MATCH - ARGENTINE/GEORGIE - 33/3
ARGENTINE____________________GEORGIE
___________________________________33 ___________________________3

__________________________._____4 ESSAIS____________.________1 PENALITE
__________________________DOUBLE DE L.BORGES_________.___M.KVIRIKASHVILI
______________________________P.ALBACETE
____________________________.J-M ARAMBURU

__________________________2 TRANSFORMATIONS
_____________________________F.CONTEPOMI
_______________________._.___J-M.HERNANDEZ

______________________________3 PENALITES
_____________________________.F.CONTEPOMI

L'ARGENTINE A EU CHAUD

N'importe quel coach mental le dira. Il est toujours plus facile de se motiver face à un adversaire supposé supérieur. L' ARGENTINEen a fait la démonstration en quatre jours. La grinta qu'elle avait affichée vendredi en match d'ouverture contre le XV de France - des joueurs allant jusqu'à pleurer de rage sur le terrain - n'était plus aussi intense face à la GEORGIE. Pourtant, certains PUMAS étaient encore émus aux larmes lors de l'hymne national sur la pelouse de Gerland. Mais sur le terrain, l'affaire s'est avérée bien plus compliquée que prévue.

La GEORGIE n'a pas voulu jouer les victimes. Pour sa deuxième Coupe du monde, elle s'était fixée comme objectif de ne pas encaisser plus de quatre essais à chaque rencontre, ce bonus offensif que les Pumas étaient venus chercher pour donner encore plus de consistance à leur succès inaugural. Il s'en est fallu de peu. D'une minute exactement pour que les PUMAS réussissent ce qui aurait tenu pour eux de l'exploit, pour les Bleus de la bonne affaire. En inscrivant le quatrième essai argentin à la 80e minute, MARTIN ARAMBURU a calmé toutes les ardeurs, notamment celles de Gerland qui avait bien compris l'intérêt de ce match pour la France.

HERNANDEZ SONNE LA REVOLTE

Quatre jours seulement après son premier match, l'ARGENTINE était donc déjà sur le pont. Il ne faut d'ailleurs sans doute pas chercher bien plus loin les raisons des difficultés des PUMAS dans cette rencontre. D'entrée de jeu, les Georgiens font ce qu'ils savent faire le mieux. Jouer avec la force de leur pack et imposer un défi physique de tous les instants. Motivés comme jamais, les Gerorgiens empêchent les Argentins de développer du jeu. A la pause, les hommes de LOFFREDA mènent malgré tout grâce à deux pénalités de CONTEPOMI (6-3) mais rentrent aux vestiaires sans avoir inscrit le moindre essai.

Evidemment, la victoire à quatre points ne suffit pas. Pas contre la GEORGIE et nul doute que les Argentins ont dû se faire souffler dans les bronches à la mi-temps. En face, les Géorgiens connaissent un coup de moins bien physiquement et les espaces se créent naturellement. FERNANDEZ LOBBE profite du premier et offre à LUCAS BORGES le ballon sur un plateau pour l'essai en coin. L'ailier du Stade Français s'offre même un doublé dix minutes plus tard sur un ballon récupéré par une défense haute de l'ARGENTINE et une accélération fulgurante de JUAN MARTIN HERNANDEZ.

A ce moment là, l'effondrement géorgien semble inévitable mais un coaching payant leur offre un second souffle. Malheureusement, ils ne possèdent pas dans leur camp un joueur de la trempe d'HERNANDEZ. Sur une pénalité jouée rapidement par le magicien, ALBACETE s'en va inscrire le troisième essai. Le joueur du Stade Français est encore à l'origine du dernier, signé MARTIN ARAMBURU. Un essai synonyme de victoire bonifiée. Motivation ou pas, le talent a finalement fait la différence dans cette rencontre. Et les PUMAS, eux, ont fait un pas de plus vers les quarts...

# Posté le mercredi 12 septembre 2007 03:00

Modifié le dimanche 23 septembre 2007 06:22